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Notre civilisation... qui détruit tout... et change même les habitudes des lions!

Au Kenya, depuis la fin des années 70, il est absolument interdit de tuer des bêtes sauvages. Et pourtant, depuis quelques temps, une tribu Masai, les Morans dans ce cas précis, s’est mise à tuer les lions du Nairobi National Park. Cette antique tribu de guerriers libres et fiers aux grands manteaux rouges et dont les femmes parées de bijoux multicolores ont la tête rasée et un port de reine, vit depuis toujours des produits de l’élevage du bétail, vaches, buffles, chèvres. Désormais, cependant, elle est obligée de le défendre contre les attaques des lions.

 

Notre civilisation, qu’a-t-elle à voir là-dedans me direz-vous ? Et bien voilà.

 

Le Nairobi National Park ne se trouve qu’à 8 km de Nairobi et les lions, traditionnellement, suivent les animaux herbivores qui sont leurs proies naturelles. Les zèbres, les gazelles, les antilopes sortent chaque année du parc entre le mois de mai et le mois de juillet, quand l’herbe de la savane est trop haute. La voie de sortie est libre vu que le parc n’est délimité par aucune clôture. Maintenant cependant, le chemin du retour est fermé parce que la population humaine de Nairobi s’étend de plus en plus et qu’on a commencé à construire des résidences justement sur le bord sud du parc. Donc, pour migrer, les zèbres et les antilopes doivent modifier leur parcours sous la poussée des maisons qui avancent, jusqu’à arriver dans les territoires des Masai, et les lions qui les suivent n’ont pas tardé à découvrir que leurs chèvres et leurs vaches sont des proies bien plus faciles. C’est ainsi que les Masai, bergers depuis toujours mais qui se déplacent de moins en moins, sont contraints à se transformer en chasseurs et à abattre les lions qui attaquent leur bétail. Ils en ont tué 10 durant ces deux derniers mois, et dans le parc il n’en reste plus que 9 !

 

Le conflit entre Masai et gouvernement fait rage. Les Masai prétendent du gouvernement qu’il ramène les lions dans le parc, et jurent qu’ils continueront à les tuer s’ils continuent à attaquer leurs bétails. Le gouvernement affirme, furieux, que le pays ne peut pas se permettre le précédent créé par les Morans qui chassent et tuent les lions qui sortent du parc. Ce à quoi les Morans répondent que leur attachement au bétail est bien connu, et qu’ils continueront à contrôler les lions et à les tuer si le gouvernement n’est pas capable de le faire. Le ministre menace de faire arrêter les tueurs, mais les guerriers répliquent : « Ils s’en prennent à nous quand nous tuons un lion, mais quand les lions tuent une centaine de nos vaches, ils ne font rien pour nous rembourser. »

 

Le problème n’est donc pas des moindres, et le Kenya Wildlife Service est en train d’étudier différentes solutions pour essayer de le résoudre. Certains proposent de créer deux grandes aires clôturées où on mettrait les 9 lions qui restent (coût 2.340 dollars). Le ministère de l’environnement propose de clôturer toute la limite sud du parc de façon à ce que les lions ne puissent plus envahir la zone des Masai. Mais le Concil of Human Ecology refuse l’une et l’autre solution : « Si les lions sont enfermés dans le parc et que les voies migratoires sont fermées, il ne restera plus qu’à les nourrir, soit directement soit en important des herbivores à l’intérieur du parc pour que les lions puissent les chasser. »

(Sources :  Environment News Service, Kenya)

 

 

Je pense que notre civilisation (ce « meilleur des mondes » dont parle le Candide de Voltaire, mais aussi celui que Bush se fait un plaisir de « défendre » le mensonge dans la bouche et les armes à la main) est tout simplement en train de détruire le mot « liberté ». Les linguistes pourront bientôt le retirer de nos dictionnaires, après l’avoir qualifié durant quelques années de désuet, voire d’obsolète. Les médias ne nous ont-ils pas annoncé hier que la Grande-Bretagne songe à ficher tous les nouveaux-nés d'après leur ADN ? Y a-t-il encore un endroit de notre planète où l’homme est encore libre, ou bien notre liberté est-elle comme une "peau de chagrin" que les interdictions, les obligations et les conditionnements réduisent de plus en plus?

Ecrit par ImpasseSud, le Vendredi 27 Juin 2003, 14:28 rubrique "Société débats".
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